
Un oiseau sommeille
dans un cœur de verre
Il palpite fébrile débile
à l’assaut du Verbe
Au contact des Autres
l’animal austral se fissure
De son chant crispé
s’envole les blessures
ancestrales
qui font échos à sa cage de métal
sa poitrine de fer
et sa peau glaciale
Le cœur s’ouvre
Le sang figé rouille
son enveloppe
Et s’évapore lentement
par les portes
laissées entrouvertes par les gerçures
Des cratères rutilant se forment
à la surface des abysses salins
Des yeux coule
un rouge vermeil
qui raye
en estafilade la route
des artères à sa plainte
Et soudain
alors que sa voix s’évade
Il y a comme un bruit
de déchirure