Le roman que j’aurais aimé écrire

Un récit haletant et hypnotique, avec la prouesse narrative de dépeindre à la fois le corps dansant et les affres psychologiques éprouvées par l’héroïne. Une histoire hantée par les figures de Pina Bausch, de Carolyn Carlson ou encore de Mary Wigman, une épopée traversée par les théories de la philosophie de la danse.

« Lorsqu’un soir je rentrai dans ma chambre, complètement hagarde, par hasard, je me regardai dans la glace. Elle reflétait l’image d’une possédée, sauvage et lubrique, repoussante, fascinante. Échevelée, les yeux enfoncés dans les orbites, la chemise de nuit de travers, le corps sans forme : la voilà, la sorcière – cette créature de la terre, aux instincts dénudés, débridés, avec son insatiable appétit de vie, femme et bête en même temps. »